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Usage du vin - Images de la vigne PDF Imprimer Envoyer
Conférence du Professeur Patrick DEMOUY, prononcée en la cathédrale Notre Dame le samedi 6 novembre 2010
Thème de la conférence :   Usage du Vin, images de la vigne à Notre Dame de Reims au Moyen-âge
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La cathédrale de Reims est justement célèbre pour l'abondance et la qualité de son décor sculpté. Les grands programmes iconographiques retiennent depuis longtemps l'attention des chercheurs. Le dénominateur commun est l’exaltation de la royauté : royauté du Christ ressuscité, royauté de Marie couronnée par son fils, royauté de l’Eglise dont le gâble est l’image symbolique, royauté de Clovis et des successeurs du fondateur du regnum Francorum baptisé ici-même1.


A côté de la théologie politique ou de l’eschatologie le thème de la vigne et du vin peut apparaître trivial. Il est toutefois riche d’enseignement et incite à la réflexion sur les rapports entre Eglise et viticulture.
Le tympan du portail des saints édifié dans les années 1220 au bras nord du transept est presque tout entier consacré aux miracles de saint Remi. Au quatrième registre se trouve l’épisode transmis en ces termes par Flodoard : « [Alors que] dans sa sollicitude épiscopale il parcourait son diocèse, sur la prière de sa cousine nommée Celse, vierge consacrée à Dieu, il se rendit au village de Sault qu’elle habitait. Tandis que le saint homme, fidèle à ses usages, versait dans un pieux entretien le vin de la vie à son hôtesse, l’intendant de Celse vint lui annoncer que le vin manquait. A ces mots, Remi la consola gaîment et après quelques paroles propre à bannir sa contrariété, il lui demanda de lui montrer les diverses parties de son habitation.



Après avoir parcouru  à dessein les autres pièces, il arrive enfin au cellier, il se le fait ouvrir et demande s’il reste encore un peu de vin dans quelque tonneau. On lui en montre un dans lequel, pour le conserver, on avait gardé un peu de vin. Alors saint Remi ordonne au cellérier de fermer la porte et de ne point quitter sa place ; puis, s’approchant de l’autre bout du tonneau, qui n’était pas de petite contenance, il fait dessus le signe de croix, et se mettant à genoux près de la muraille, il adresse au ciel une fervente prière. Au même instant, ô prodige ! le vin sort par la bouche et se répand à grands flots sur le pavé »2. C’est bien sûr le miracle des noces de Cana qui apparaît en filigrane, un miracle eucharistique. Dispensateur des sacrements, l’évêque doit veiller à ce que le vin ne manque pas à la table du Seigneur, en qualité sans doute par respect pour les saints mystères, en quantité assurément puisque les fidèles, qui communient certes peu souvent, le font sous les deux espèces du pain et du vin, et cela jusqu’au XIIè siècle3. Il faut attendre le XIè pour qu’apparaissent les premières paroisses urbaines4. La grande église a donc été très longtemps le lieu de rassemblement des fidèles pour les fêtes solennelles. Le bon vin est aussi la métaphore de l’enseignement dispensé par l’évêque, comme le dit le texte, le vin qui fortifie et réconforte.  
Relisons le psaume 4, v.8 : « Seigneur tu as mis en mon cœur plus de joie qu’aux jours où leur froment, leur vin nouveau débordent »
ou le psaume 104, v.15 : « [Tu fais croître] le vin qui réjouit le cœur de l’homme ». Toutefois souligne Hincmar commentant cet épisode de la Vita Remigii, il nous faut renoncer aux ivresses de ce monde pour rechercher celles de la vie spirituelle5.


Il n’est pas indifférent que l’évêque représenté soit saint Remi car c’est son testament, rédigé vers 530, qui est le plus ancien texte mentionnant les vignes des environs de Reims : « Je lègue à mes confrères prêtres et diacres qui sont à Reims… ma vigne plantée ad subnem avec le vigneron Melanius Toi, fils de mon frère, l’évêque Loup [de Soissons] tu réclameras la vigne qu’Enius le vigneron cultive… Je livre et je mets par écrit pour toi mon neveu Agricola prêtre… la vigne que Mellaric a faite, pour qu’aux jours de fête et tous les dimanches, une offrande me soit faite sur les autels sacrés et que des banquets soient offerts chaque année aux prêtres et aux diacres de Reims…

Je délègue à ma fille bénie la diaconesse Helaria… une perche de plants de vignes qui est jointive de la vigne que Cattausio a faite… [ A mon neveu Agathimer] je donne la vigne que j’ai plantée à Vendresse et que j’ai établie grâce à mon travail, à la condition qu’une offrande soit faite par ses pères tous les jours de fête et les dimanches sur les saints autels pour ma commémoration et que soient offerts aux prêtres et aux diacres de Laon des banquets annuels »6.

Ce texte nécessiterait un long commentaire. Il confirme bien sûr le rôle éminent joué par les évêques pour assurer la continuité de l’usage du vin et de la pratique de la viticulture dans l’antiquité tardive, leur place dans la cité en faisant les héritiers des conventions de l’élite sénatoriale. Il faut noter ici à quel point Remi s’intéresse à ses vignes ; il connîit tous les vignerons qui s’en occupent, c’est le seul cas dans le testament où des cultivateurs sont nommés personnellement.
Peut-on déduire de la mention de son travail à Vendresse, au cœur de son patrimoine familial, qu’il a œuvré de ses mains ? Ce n’est pas impossible. Attiré dans sa jeunesse par la vie semi-érémitique, marqué par la spiritualité de Lérins, il peut avoir, comme saint Hilaire, assumé par ascèse les travaux des champs7. A part Vendresse, proche de Cerny-en-Laonnois où il est peut-être né, dans l’actuel canton de Craonne (Aisne, autrement dit près du Chemin des Dames), le testament n’est pas précis sur la localisation des vignes. Que veut dire ad subnem ? Serait-ce une mauvaise lecture pour ad suburbem dont un copiste n’aurait pas résolu l’abréviation ? Toujours est-il que les évêques de Reims du haut Moyen-Age disposaient de vignes à proximité immédiate de la cité, au Mont-Valois non loin de la route de Châlons et à Aussons, sur la rive gauche de la Vesle, en aval du pont de Fléchambault ; les clos désormais urbains de la maison Pommery et du quartier Courlancy en sont peut-être les témoins. Ces clos ayant été donnés ensuite au chapitre, à des abbayes ou concédés en bénéfice à des officiers, c’est surtout dans la Montagne de Reims que les prélats de la fin du Moyen-Age possèdent des vignobles importants : près de 16 hectares entre Chaumuzy, Coulommes, Chamery et Nogent, plus au nord 7 hectares à Cormicy, à l’ouest dix à Courville, sièges de châtellenies, et huit à Vieil-Arcy en pays soissonnais8. Les textes, assez rares, plutôt qu’une consommation liturgique, destinent ces vins à la nombreuse maisonnée des prélats, tant dans leur hôtel parisien que dans leur palais rémois, qui accueillait périodiquement le roi et la cour à l’occasion des sacres. Au sacre de Philippe VI en 1328 il fut consommé plus de 60 000 litres (300 poinçons), tant de Beaune et de Saint-Pourçain que de pays9.
Le testament de Saint Remi destine clairement une partie des vignes au service de l’autel, les dimanches et fêtes, mais aussi à des banquets annuels. C’est un usage bien connu pendant toute la période médiévale que la refectio, la distribution de nourriture lors de l’anniversaire d’un défunt, excellent moyen de rappeler sa bienfaisance et lui attirer reconnaissance et prières. Cette pratique est attestée à vingt-six reprises dans le nécrologe de l’église cathédrale rédigé entre le XIè et le XIIè siècle : les donateurs laïques ou ecclésiastiques prévoient des refectiones pour le chapitre et les pauvres, que Dieu écoute volontiers, des libéralités en espèces (plus ou moins 40 sous) et un repas arrosé de deux muids de vin10. C’est le tarif habituel ; le muid valant environ 120 litres on peut supposer une assistance nombreuse à l’office… Revenons au miracle de saint Remi pour une dernière observation, celle de cette espèce de panache jaillissant de l’œil du tonneau. Ce n’est pas un écoulement banal. On attendrait un ruissellement… Sommes-nous en présence d’un vin effervescent ? Ne nous emballons pas ; il faut faire la part de la convention artistique. Comment rendre un débordement ? Cela dit dans ces années là, peu après 1223, Henri d’Andeli dans La bataille des vins, parle du sire Pétart de Chaalons, qui fait enfler le ventre et les talons. Violence intempestive d’un vin qui sauter la bonde du tonneau ou effets indésirables dans les intestins, les talons n’étant là que pour la rime ? Un siècle plus tard le Dit des trois dames de Paris de Watriquet de Couvin prête à Tifaigne la coifière (modiste) un plaisant commentaire œnologique : « Je sais vin de rivière [ de la vallée de la Marne] si bon qu’un tel ne fut planté ; qui en boit c’est droite santé, car c’est un vin clair, frémiant [frémissant], fort, fin ,frais , sur langue friand, doux et plaisant à avaler »12. Le texte est bien connu de tous les amateurs qui y voient les prémices du vin de champagne pétillant. Pétillement alors naturel dû à l’arrêt de la fermentation naturelle dés les premiers frimas de novembre, puis à sa reprise au printemps sous l’effet des sucres résiduels. Ce phénomène est attesté ; aurait-il pu influencer le sculpteur du tympan ? Pour répondre il faudrait comparer avec d’autres images.
En poursuivant l’examen du portail des saints, nous trouvons la vigne omniprésente. Feuilles et grappes, dont certaines sont becquetées par des oiseaux, constituent une frise continue, englobant les chapiteaux au-dessus des grandes statues des ébrasements, dont elles ornent les soubassements.
A l’intérieur nombreux sont les chapiteaux où l’on a utilisé la vigne, sous des formes stylisées, pour un riche décor végétal. L’un d’entre eux fait exception en présentant une scène du temps des vendanges. Deux hommes jeunes élégamment coiffés semblent se disputer un panier de raisin. Celui de gauche tient un petit couteau (plutôt qu’une serpette) qui a dû lui servir à couper les grappes ; celui de droite, armé d’une épée, qu’il n’a pas dégainée, met la main sur l’épaule du premier et saisit l’anse du panier. Manifestement il s’agit d’un garde appréhendant un maraudeur, dans le cadre d’un domaine bien surveillé. Placé au sommet de la sixième pile du côté sud, ce chapiteau est situé à la limite de la nef et du chœur des chanoines, auquel il fait face. Sans accorder trop d’importance à cet emplacement peut-être aléatoire, nous sommes ainsi amenés à rencontrer les principaux occupants de la cathédrale et ceux qui ont exercé un rôle majeur dans la conduite du chantier : les chanoines.



La tradition rémoise attribue la création du chapitre cathédral à l’évêque saint Rigobert († 743), toutefois il semble bien que le véritable essor ne remonte qu’à l’épiscopat d’Ebbon, quand le prélat put s’appuyer sur la volonté politique de l’empereur Louis le Pieux, au lendemain du concile d’Aix-la-Chapelle (816) qui promulgua la règle canoniale dans le monde franc13. C’est à ce moment qu’il y eut un véritable établissement des structures temporelles du chapitre, avec la construction d’un cloître et l’attribution de revenus propres, distincts de ceux de l’Eglise de Reims en général. On sépara au IXè siècle la mense archiépiscopale de la mense capitulaire, c’est-à-dire ce qui permet de nourrir (mensa = table) soixante-douze chanoines. Leur fonction principale au Moyen-Age est le chant de l’office nocturne et diurne, des matines à complies, l’encadrement des élèves de l’école cathédrale, et l’entretien de la grande église. A cette fin ils partagent pendant un certain temps, sur le flanc nord du monument, des bâtiments collectifs. Dans le dernier quart du XIIè siècle, malgré la résistance de la sanior pars et les admonestations du pape, les chanoines, à Reims comme ailleurs, abandonnent la vie commune, d’abord le dortoir au profit des maisons individuelles puis le réfectoire, sauf pour les fêtes et anniversaires en raison des distributions mentionnées plus haut et des repas offerts par l’archevêque lors des solennités. Dans ce nouveau contexte le mode de gestion de la mense canoniale est modifié. On garde une part des revenus pour les besoins communs, mais l’essentiel est divisé en parts égales, en prébendes individuelles assurant une rémunération annuelle en numéraire et en nature, des blés et du vin. Des fonds propres sont affectés à l’hôtel-Dieu qui accueille des dizaines de malades et de pauvres gens, à la fabrique (organisme de gestion du chantier), aux enfants de chœur et aux chapellenies.
La plaie qui frappe les chapitres à partir de la fin du XIIè siècle est l’absentéisme. Le canonicat devient de plus en plus un bénéfice récompensant un serviteur du pape, du roi ou d’un prince, donc retenu ailleurs. La déplorable pratique du cumul se développe. C’est la raison du recrutement des chapelains pour desservir les autels placés dans les chapelles rayonnantes, en disant les messes de fondation, tout en assurant une présence effective au chœur. Commencée peu avant 1200 cette pratique s’amplifie avec la construction de la nouvelle cathédrale : il y a 33 chapelains en 1274, 59 en 1370, 4 enfants de chœur, dont le nombre est porté à 10 pour former la maitrise14. La liturgie quotidienne, avec des dizaines de messes privées, absorbe plusieurs pintes de vin et périodiquement des fêtes poussent à la consommation. Pour ne prendre qu’un exemple, le 28 décembre, la fête des saints Innocents - appelée parfois fête des fous à cause du renversement des valeurs hiérarchiques et de la dérision qui la caractérisent – est marquée par l’allocation d’un poinçon de vin – plus de 200 litres - aux enfants. Sans doute pas aux seuls enfants de chœur qui auraient risqué le coma éthylique, mais aussi aux élèves des écoles capitulaires, aux petits clercs gravitant autour de la cathédrale, bref à toute une jeunesse prenant possession du chœur en lieu et place de l’archevêque et des chanoines. Contrairement à l’image aseptisée que nous en avons, il faut imaginer la cathédrale et ses atouts comme un lieu de vie extrêmement fréquenté par des dizaines de chanoines, chapelains, enfants de chœur, coûtres (sacristains et gardiens), sonneurs, avec tout un peuple de clercs mineurs et de serviteurs. Ce que nous appelons encore la cour chapitre, au nord de la cathédrale, était une véritable cour de ferme. Le mot latin curtis désigne d’ailleurs une exploitation agricole. Il y avait grange, grenier, boulangerie et cellier. Parmi les officiers subalternes du chapitre on rencontre le vinatier, chargé des distributions à qui de droit. Le vin nécessaire à ce petit monde était au pied même de la cathédrale.

D’où venait-il ?
D’abord de propriétés viticoles, très dispersées15. Le premier état récapitulatif complet de prébendes ne date que du XVIIè siècle : il indique environ 21 hectares exploités, sur 21 terroirs et 70 parcelles (Trois-Puits, Taissy, Ecueil, Villedommange, Pévy, Cormicy, Germigny étant au-dessus de la moyenne). Ensuite les chanoines perçoivent de nombreux revenus en nature. Au XIIIè siècle ils prélèvent la dîme, en tout ou en partie, dans une cinquantaine de villages, parmi lesquels Bezannes, Brimont, Champigny, Courville, Gueux, Mailly, Thillois, Rosnay, Taissy où la vigne est attestée. Certains droits seigneuriaux sont perçus en vin : 32 muids globalement à Pargny ;à Pévy 2 pots par arpent,soit 12 litres à l’hectare,et 50 muids  à la Saint-Martin ; à Trois-Puits 9,5 pots par jour de terre, soit 38 litres à l’hectare. Des droits de vinage sont perçus au moment des vendanges à Berru, Bourgogne, Cormicy et Rosnay. Il y a des droits de rouage sur le transport et de forage sur la mise en perce des tonneaux. Le chapitre dispose de pressoirs banaux au Mont-Saint-Pierre, à Trois-Puits, Mailly, Ecueil.


Dans ce dernier village, bien documenté par les archives, la seigneurie foncière et banale au XVIè siècle rapporte au minimum 200 livres et 5500 à 7400 litres de vin selon les années. Ce n’est qu’un exemple sur un terroir. Il y a beaucoup de travail à entreprendre pour essayer d’évaluer les flots de vin convergeant chaque année vers la cathédrale. Rares sont les documents que l’on peut mettre en relation directe avec le chantier. En 1222 dame Sara de Coursalin offre le quart de la dîme du vin de Bezannes pro quadam capellania construenda in ecclesia Remensis16 ; en 1483 Saladin d’Anglure donne une vigne à Ecueil pour aider à la restauration de la cathédrale, dont la toiture a brûlé deux ans auparavant17. Il ressort d’une étude détaillée du temporel dans la première moitié du XIIIè siècle que le chapitre a eu une politique d’acquisition de dîmes, de rentes, de bois et de terres ainsi que de grands défrichements.

Dans ce cadre le vin et la vigne ont joué un rôle dans la longue durée du chantier.

Celle-ci se traduit par une évolution du style décoratif, qui après 1250 devient plus naturaliste, dans les quatre premières travées de la nef, au revers de la façade dans les panneaux qui séparent les hauts-reliefs ou au portail méridional de la façade. Cette sculpture délicate n’est pas qu’un faire-valoir ; elle célèbre la beauté de la Création et chante les louanges du Créateur. 

Il y aurait beaucoup à dire sur l’image symbolique de la vigne dans l’Ecriture sainte et sur le sens spirituel qu’elle peut prendre dans une façade largement consacrée à la figure du Christ. Cette approche s’en est tenue à la lecture littérale qui l’associe à la vie quotidienne et à la richesse temporelle du chargé de la cathédrale. C’est le premier degré de la démarche appliquée aux textes par les maîtres du Moyen-Age, avant de s’élever à des commentaires allégoriques conçus comme des voies d’accès aux mystères. Le sujet n’est pas épuisé...

Les références

  1. Peter KURMANN, La façade de la cathédrale de Reims. Architecture et sculpture des portails, étude archéologique et stylistique, 2 vol., Paris-Lausanne, CNRS- Payot, 1987 ; Patrick DEMOUY, Un portail pour le ciel, coll. ‘’Un certain regard’’, Paris. Mame, 1983 ; La grâce d’une cathédrale. Reims, dir. Thierry JORDAN, Patrick DEMOUY et Hervé CHABAUD, Strasbourg, La nuée bleue, 2010.
  2. Flodoardus Remensis, Historia Remensis Ecclesiae, ed. Martina STRATMANN, Monumenta Germaniae Historica,, Scriptures, XXXVI, Hanovre, 1998, p.83; Histoire de l’Eglise de Reims par Flodoard, trad. M. LEJEUNE, Académie Nationale de Reims, 1854, tome I, p.66.
  3. Joseph-André JUNGMANN, Missarum sollemnia. Explication génétique de la messe romaine, tome III, Paris, Aubier, p.291 sq. Les sources ne permettent pas d’établir les modalités de cette communion sous les deux espèces à Reims, par intinction (pain trempé dans le vin) ou avec un chalumeau, autrement dit une paille d’argent ou d’or, comme c’était le cas à Rome.
  4. Patrick DEMOUY, Genèse d’une cathédrale. Les archevêques de Reims et leur Eglise aux XIè-XIIè siècles, Langres, D.Guéniot, 2005, p.256-259.
  5. Vita Remigii, ed. Bruno KRUSCH, Monumenta Germaniae historica, Scriptores Rerum Merovingicarum, III, Hanovre, 1896, p.279.
  6. Edition et traduction de Michel ROUCHE, Clovis, Paris, Fayard, 1996, p.496-505.
  7. Marie-Céline ISAIA, Remi de Reims. Mémoire d’un saint, histoire d’une Eglise, Paris, Cerf, 2010, p.126-128.
  8. Jean-Pierre DEVROEY, L’éclair d’un bonheur. Une histoire de la vigne en Champagne, Paris, La Manufacture, 1989, p.47.
  9. Archives municipales de Reims, carton 730. Les comptes des dépenses de bouche ont été publiés par Pierre VARIN, Archives administratives de la ville de Reims, tome II, Paris, 1843, p.484-485.
  10. B.M.Reims, ms.15, fol.10-20; éd. Pierre VARIN, Archives législatives de la ville de Reims, Statuts, tome I, Paris, 1844, p.62-105.
  11. Les dits d’Henri d’Andeli, ed. Alain CORBELLARI, Paris, Champion, 2003 ; Henri d’Andeli, Les dits, suivis de deux versions du Mariage des sept arts, trad. Alain CORBELLARI, Paris, Champion, 2003.
  12. Watriquet de Couvin, Dits, ed. Auguste SCHELER, Bruxelles, 1868, p.381-390.
  13. Patrick DEMOUY, Genèse…, p.59-97, sur l’histoire du chapitre cathédral aux XIè-XIIè s.
  14. Patrick DEMOUY,  « Les pueri chori de Notre-Dame de Reims. Contribution à l’histoire des clergeons au Moyen-Age », dans Le clerc séculier au Moyen-Age, XXIIè Congrès de la Société des historiens médiévistes des l’Enseignement Supérieur (Amiens, 1991), Paris, 1993, p.135-149, sur l’histoire de la maîtrise et de ses fêtes.
  15. Patrick DEMOUY, »Vins des moines et vins des chanoines en pays rémois au Moyen-Age », dans Le vin de Champagne, Histoire d’une politique économique des origines à nos jours ,dir. Jean-Pierre POUSSOU, Paris, Presses de la Sorbonne, à paraître à l’automne 2010.
  16. A.D. Marne, dépôt de Reims, Cartulaire G du chapitre 2 G 1656, fol. 83v°.
  17. A.D. Marne, dépôt de Reims, 2 G 1184.