Cathédrale Notre-Dame
de Reims
19 septembre 1914

La cathédrale Notre-Dame de Paris, le lundi 15 avril 2019, a subi un  terrible incendie comme la cathédrale de Reims le 19 septembre 1914.

Les causes ne sont pas identiques, mais avec beaucoup de similitudes dans les conséquences de cette catastrophe.

La Société des Amis de la Cathédrale de Reims souhaite que tout soit mis en oeuvre pour une restauration sérieuse, complète et définitive.

Afin d’éviter ce qui se passe à Reims où 100 ans après l’incendie et les dégâts de la grande guerre, on continue les restaurations.

Cathédrale Notre-Dame
de Paris
15 avril 2019

Un manque évident de moyens pour restaurer les cathédrales

Un rapport sur l’exécution du budget du patrimoine pour l’année 2018 a été remis le 5 juin 2019 par le député Gilles Carrez

Ce rapport n’est pas très réjouissant pour  les 87 cathédrales qui appartiennent à l’Etat.

Les principales observations du rapporteur  Gilles Carrez

  1. L’Etat dépense environ 40 millions d’euros par an pour l’entretien et la restauration des 87 cathédrales.
  2. Les résultats ne sont pas satisfaisants au regard de l’état des cathédrales : seul un quart d’entre elles est considéré comme en bon état, quinze sont en mauvais état et deux en état de péril partiel.
  3. La programmation des opérations est déconcentrée au niveau des directions régionales des affaires culturelles (DRAC). Les résultats paraissent variable d’une DRAC à l’autre : dans certaines DRAC, toutes cathédrales sont en bon état, dans d’autres selles sont majoritairement dans un état dégradé.

Le rapport précise ces trois points

Un manque de moyens

Depuis 2007, l’Etat a consacré chaque année une quarantaine de millions d’euros aux travaux d’entretien et de restauration des cathédrales.

Ce chiffre est approximatif car les crédits consacrés aux travaux d’entretien et de restauration des cathédrales sont intégrés avec ceux des autres monuments historiques.

Compte tenu du nombre de cathédrales, les 40 millions d’euros correspondent à une dépense moyenne de 0,5 million d’euros par cathédrale et par an.

Le rapport précise que les moyens de l’Etat peuvent être complétés, de manière exceptionnelle par des financements des collectivités territoriales ou des aides européennes. Les chantiers de restauration des cathédrales bénéficient cependant plus souvent de mécénat, national ou international, de dons et de legs, qui se concentrent sur les cathédrales les plus connues (Chartres, Reims,  Albi et Notre-Dame de Paris) .

L’état des cathédrales

Parmi les 15 cathédrales en mauvais état, on trouve : Beauvais, Bourges, Reims, …. Les deux cathédrales en état de péril partiel sont  celles de Luçon et Clermont-Ferrand.

La DRAC Grand Est a l’entretien de 9 cathédrales  :

– 3 sont considérées en bon état (Saint-Etienne à Châlons-en-Champagne, Notre-Dame de Nancy et Saint-Dié de Saint-Dié)

– 4 dans un état moyen (Saint-Mammès de Langres ; Saint-Etienne de Metz, Notre-Dame de Strasbourg et la cathédrale  Verdun).

– 2 dans un mauvais état  (Notre-Dame de Reims et Saint-Pierre Saint-Paul de Troyes).

Photo prise en 2012 d’une partie de la grande rose de la cathédrale de Reims (12 m de diamètre) avant sa restauration 2013-2016. Budget de 3,3 M €.

Les Amis de la Cathédrale ont participé à hauteur de 1 M € (soit 30 % du budget)