Si vous souhaitez la réponse à une question relative à la cathédrale de Reims, n’hésitez pas à nous écrire ou à envoyer un courriel.
Si la réponse peut intéresser le plus grand nombre, nous publierons la question et la réponse.

Des rois de France ont été enterrés à Reims

Vrai ou faux ?

La basilique Saint-Remi à l’époque Carolingienne était en passe de devenir une nécropole Royale. Le premier roi à y être enterré est Carloman, le frère de Charlemagne ayant regné quelque temps avec lui. Il est mort en 771 et a reposé dans un sarcophage antique dans la basilique Saint-Remi.
Au Xe siècle, deux rois de France, Louis IV d’Outre-mer décédé en 954 et son fils Lothaire mort en 986, ont été enterrés à Saint-Remi.
Charles V et Hugues Capet ont été enterrés dans la basilique Saint-Denis qui s’est imposée ensuite comme nécropole royale.

Les tombeaux des rois de France enterrés à la basilique Saint-Remi sont connus par des gravures, car ils ont été détruits à la révolution en 1793 pendant la terreur.

On retiendra que trois rois de France ont été enterrés à Reims

La tête de Lothaire a été retrouvée
lors des fouilles effectuées dans le sous-sol
de la Basilique Saint-Remi après la Première Guerre mondiale.

Quand sont apparues les fleurs de lys sur le faîtage de la toiture de la cathédrale de Reims ?

Le feu prend dans les combles de la cathédrale le 24 juillet 1481. La toiture est détruite et une première restauration commence.
Pour cette restauration, les rois Charles VIII et Louis XII font des dons sous forme de rentes sur la gabelle.
En signe de reconnaissance de cette générosité, il est décidé de placer des fleurs de lys sur le faîtage de la toiture.
Ainsi les fleurs de lys sont un signe de reconnaissance et non un signe distinctif de la cathédrale des sacres, comme on pourrait le croire.
Les fleurs de lys furent ensuite retirées à la révolution et remises en place lors de la reconstruction après la Grande Guerre, à la demande de John-D. Rockefeller qui a largement financé la reconstruction de la toiture de la cathédrale.

Dorure des trèfles et des fleurs de lys
lors de  la  restauration  de la  toiture
du  chevet  de la cathédrale  en 2017.

L’abbé V. Tourneur dans un ouvrage sur Notre-Dame de Reims paru en 1868 écrit : « Le jour même de l’incendie, des députés furent envoyés par le Chapitre à Louis XI. L’égoïste monarque promit beaucoup et ne donna rien. Il fallut employer à des travaux de préservation provisoire l’argent dont on put disposer. Les vrais restaurateurs de Notre-Dame furent Charles VIII et Louis XII, qui, par des édits cinq fois renouvelés, autorisèrent un prélèvement important sur chaque minot de sel vendu dans toutes les gabelles du royaume. Cet octroi des deniers publics dura 31 ans« .
(Un « minot » équivalait à 52 litres de sel.)

On raconte qu’il y a de l’eau sous la cathédrale.   

Vrai ou faux ?

Des rémois disent qu’il y a de l’eau sous la cathédrale et que l’on peut naviguer en barque. Ceux qui disent cela n’ont jamais été sous la cathédrale et soutiennent leur affirmation par le fait de connaître quelqu’un qui l’aurait fait.
Cette croyance d’origine rémoise est ancienne et totalement infondée.

Sous la cathédrale, on trouve par exemple les restes du baptistère de Clovis.

On voit sur la façade de la cathédrale un boulet de canon.

Vrai ou faux ?

Lorsque l’on regarde le couronnement de la Vierge sur le gâble du portail central (photo ci-contre), on remarque sous les pieds de la Vierge une boule de plomb. De quoi s’agit-il ?
Cela fait référence à l’apocalypse de Saint Jean, la Vierge illuminée par le soleil, les pieds sur la lune.
Il s’agit donc de la représentation de la lune et non d’un boulet de canon.

Parlant de la reconciliation franco-allemande   à   Reims  le 8   juillet 1962, certains évoquent la célèbre poignée de mains entre  le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer sur le parvis de la cathédrale.

Vrai ou faux ?

Le Chancelier Konrad Adenauer et le Général Charles de Gaulle ont souhaité, pour sceller la réconciliation entre la France et l’Allemagne, assister à une messe pour la paix dans la cathédrale de Reims. C’est d’ailleurs ce que le Général de Gaulle a dit à Mgr  Marty, Archevêque de Reims, à leur accueil sur le seuil de la cathédrale.

Le Général de Gaulle et le Chancelier Konrad Adenaeur sont arrivés ensemble en voiture à la cathédrale (photo ci-contre). Ils ne se sont absolument pas serrés la main sur le parvis de la cathédrale. D’ailleurs aucune photo ne l’atteste.

Ce discours mensongé a pour but d’occulter le fait que les deux hommes ont souhaité sceller la réconciliation de leurs deux pays en priant pour la paix.

Un roi de France est à l’origine d’un jour férié en France.

Vrai ou faux ?

Pendant 22 ans, le roi Louis XIII  tenta de donner naissance à un héritier avec la reine Anne d’Autriche. Il priait beaucoup mais sans résultat.  Finalement il demanda aux chrétiens d’organiser des processions le 15 août  et de prier Notre-Dame afin que sa demande d’héritier soit exaucée.

Napoléon, dans le concordat négocié avec le Pape en 1801, fit inscrire le 15 août comme jour chômé. (N’oublions pas que Napoléon est né le 15 août 1769).

L’affirmation est vraie et on peut préciser que le roi Louis XIII a déclaré le 15 août jour férié.

Ci-contre : Portrait de Louis XIII par Philippe de Champaigne

 

On entend souvent dire que la ville de Reims soumise aux bombardements allemands durant les 4 années de la guerre 1914-1918 a été entièrement détruire et qu’il ne restait qu’une centaine de maisons habitables à la fin de la guerre.

Vrai ou faux ?

Reims est une ville largement détruite après les 1 051 jours de bombardements qu’elle a subis pendant la Grande Guerre.
Un recensement effectué début 1919 par les services municipaux indique que sur 13 806 immeubles et maisons existant en 1914, 8 600 habitations, soit 62% du total, se trouvent complètement détruites. 2 244 nécessitent des travaux si importants sur la moitié d’entre eux sera finalement détruite pour des raisons de sécurité.
Enfin, 2 012 bâtiments peuvent être utilisés relativement rapidement, moyennant quelques répérations, et 950 maisons sont intactes.

L’idée répandue d’une centaine de maisons habitables à Reims après la Grande Guerre est fausse.

Ci-contre : Ci-contre la rue de Vesle et la place d’Erlon à Reims
à l’issue de la Grande Guerre